Envisageant une petite session en binome à la Mutche, un repérage des postes s'impose. Sur place nous en sélectionnons deux, entre autre le n°18 ombragé et le 14 qui donne une belle ouverture sur la roselière.
Lundi 3 août, ne petite visite du petit étang nous réserve une belle découverte, le poste 21. En effet celui-ci bien à l'écart est accessible à travers une petite lisière boisée et offre un bon champ de pêche. Une roselière à gauche et quelques arbustes immergés finissent par nous convaincre. Seul bémol des restes de poteaux en galva qui émergent devant le poste.
Ce dernier étant réservé, Jacky choisit le N°14 et me convie à le rejoindre si j'en ai la possibilité.
Lundi 10 nous arrivons sur place vers 10 h informés qu'il est encore occupé par des carpistes. Ces derniers, forts sympathiques au demeurant, annoncent d'emblée la couleur : kapot au bout de 3 nuits. Seules quelques blancs et tanches ont troublé leur tranquillité !
Fort de son adage, "le poisson au méritant", Jacky minimise ce bilan. L'installation peut commencer selon un rituel presque immuable.
La faible largeur du poste et son retrait par rapport aux roseaux nécessitent la pose de certaines cannes à fleur d'eau.
En début de soirée, un phénomène étrange et fascinant va troubler notre attente : celui d'un ballet incessant et virevoltant d'une nuée étourneaux qui vont se réunir dans les roseaux à quelques mètres de notre campement.
Autre visite impromptue, celle d'un rat musqué de belle taille qui décide de visiter le poste en quête de restes de nourritures. Ce dernier ne se laisse pas impressionner par le projecteur ni par les flashs à répétition de mon appareil photo. Nous finissons par le faire fuir à l'aide d'une fronde. Ce n'est que partie remise car il prépare déjà sa vengeance...
22h00, quelques bips répétés sur ma canne du milieu plein large me laisse penser qu'il s'agit d'un blanc. Ceci se vérifie une fois la ligne ramenée. Qui plus est les algues recouvrent encore le fond d'où une belle salade en prime.
Une heure plus tard, le détecteur (un vénérable Boss Hammer... les anciens apprécieront) de la canne de Jacky qui exploite la bordure de droite résonnent plusieurs fois. Une fois les waders enfilés, Jacky s'empresse de prendre contact. Pour ma part je suis frustré de ne pouvoir le suivre et tente de suivre sa progression dans les roseaux à la recherche du poisson. Malheureusement son bas de ligne en fluorocarbone ne semble pas avoir résisté aux nombreux obstacles immergés !
23h30, rebelote sur ma canne du milieu avec cette fois un beau départ. Le contact est rapidement pris mais très aussi rapidement perdu. J'ai beau mouliner c'est bel et bien une décroche avec toujours la même question : Pourquoi ?